Images saisissantes, études presque inutiles

J’ai récemment eu l’occasion de regarder sur Explora l’émission Peuples des fleuves portant sur le Gange de l’Inde. Comme elle le devait, elle présentait le portrait d’un grand fleuve dont les origines dans les glaciers des Himalayas sont en régression, dont les abords sont peuplés de dizaines sinon de centaines de millions de personnes plutôt pauvres dans ce pays le deuxième plus peuplé du monde. Le fleuve est grossièrement pollué de toutes les façons imaginables et sur presque toute sa longueur, mais les nombreuses traditions religeuses associées à ce fleuve continuent dans leur tradition d’un fleuve dont l’eau est vierge tout en reconnaissant que ce n’est pas le cas.Célébration religieuse sur un ghat au bord du Gange, à Varanasi

 

Que pensent nos chercheurs et nos décideurs?

À peu près en même temps, un ami m’a rappelé le travail de la Banque mondiale depuis 2012 pour produire la série Turn Down the Heat; elle cible l’urgence de contrôler les changements climatiques et de régler la pauvreté trop présente dans le monde. J’ai regardé le rapport de la série qui était déjà dans mes dossiers, le rapport de juin 2013 portant sur l’Afrique sub-saharienne, l’Asie du sud-est et l’Asie du sud (et donc incluant l’Inde), me limitant au résumé exécutif. J’aurais pu continuer, comme j’ai fait l’été dernier avec toute la série de rapports préparatoires à la COP21 de Paris en décembre prochain, lire l’ensemble et les commenter dans une série d’articles pour le blogue. Finalement, après la trentaine de pages du résumé, je n’en avais pas le goût.

J’étais laissé plutôt songeur en voyant de si importantes institutions et des chercheurs chevronnés abonder dans l’optimisme devant les rapports accablants. (suite…)

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