En foresterie, la limite nordique actuelle n’est déjà pas une limite rentable

Pendant les années 1990, le ministère des Ressources naturelles a identifié une «limite nordique» définissant l’extension DSC04879maximale de l’exploitation forestière. Il le faisait dans un cadre ciblant le respect d’objectifs écologiques, soit la capacité de croissance productive et de régénération des forêts après coupe. Lors d’une émission de Découverte le dimanche 20 janvier dernier, des chercheurs en foresterie de l’Université du Québec à Chicoutimi UQAC) sont intervenus pour promouvoir des projets d’extension de la limite nordique bien plus au nord que la limite actuelle.

Ces interventions sont surprenantes, même si elles se font dans un contexte où l’UQAC est reconnue généralement pour des interventions en ce sens. Lors de l’émission, la présentation par l’ensemble des intervenants de phénomènes de changements dans les écosystèmes de la taïga, aux limites de la forêt boréale, était convaincante. Ce qui l’était moins, voire pas du tout, était la prétention des chercheurs du Centre de recherche sur la Boréalie et du Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale, à l’encontre de l’avis des autres, qu’il faut (i) arrêter la progression de la taïga vers le sud et (ii) transformer les éclaircies de la forêt boréale par des plantations. Une absence fondamentale d’analyse économique marquait ces propositions.

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