À Steven Guilbeault

Cet article fait suite à une intervention de La Presse+ du 19 août dernier. J’avais écrit un article du blogue en mai dernier sur la démission de Luc Ferrandez comme membre du conseil de la Ville de Montréal et maire du Plateau; j’y soulignais ma compréhension de son geste, ayant déjà commenté favorablement la démission de Nicolas Hulot pour sa décision similaire. Elle semblait pour plusieurs autres plutôt incompréhensible, et pendant l’été, le journaliste Jean-Thomas Léveillé a décidé de convoquer une rencontre entre Ferrandez et plusieurs personnes – environnementalistes – qui se sont montrées en désaccord avec sa décision. La rencontre était intéressante, réunissant Daniel Green, chef adjoint du Parti vert du Canada pour le Québec, Steven Guilbeault, rendu candidat du Parti libéral du Canada, Luc Ferrandez et moi-même (à sa suggestion, histoire d’équilibrer l’échange…). Finalement, et contrairement à ce qui semblait être attendu, nous étions trois à se poser des questions sur la décision de Guilbeault de se présenter comme candidat aux élections fédérales. L’article qui en a résulté indique certaines des grandes lignes de l’échange, sur lequel je reviens ici, maintenant que Guilbeault est bel et bien élu.  

Côté caricature le 7 octobre 2019 Le Soleil

Steven n’est plus la jeunesse qu’il était. Est-ce qu’il va pouvoir témoigner pour la jeunesse maintenant qu’il est à Ottawa?                            caricature d’André-Philippe Côté, Le Soleil

Steven,

Tu as attendu la décision du gouvernement Trudeau concernant l’expansion du pipeline TransMountain avant de te lancer dans la campagne, en indiquant publiquement ton désaccord avec la décision. À ce moment-ci, nous ne savons pas si tu vas te trouver au sein du Conseil des ministres du nouveau gouvernement Trudeau, mais on peut penser que cela importera presque peu, tellement tu vas être coincé face à une série de décisions déjà prises par le gouvernement qui sont cruciales face au défi de contrôler les émissions de GES:

– rétention de l’objectif du gouvernement Harper quant à l’objectif à viser – beaucoup trop restreint – en ce qui concerne les réductions des émissions de GES;

– établissement d’une taxe sur le carbone beaucoup trop faible pour avoir l’effet souhaité, même si elle est contestée déjà à ce niveau;

– achat du pipeline TransMountain (parce que le privé allait l’abandonner) dans le but de procéder à son expansion avant d’essayer de le vendre une fois complété.

Tout cela était associé à un discours gouvernemental omniprésent à l’effet que le développement des sables bitumineux était compatible avec l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris (encore une fois trop limités, de toute façon).

Sauf erreur, tu étais contre les interventions et les objectifs de Harper, tu connais bien les fondements pour la critique de la taxe sur le carbone à l’effet qu’elle est trop faible, et tu t’es prononcé contre l’expansion de TransMountain (et contre le développement continu, je crois, des sables bitumineux, mais là, je puis me tromper). Je ne vois pas comment tu pourras conseiller le gouvernement autrement qu’en proposant le retrait de ces décisions, autrement te trouvant carrément en contradiction avec tes connaissances et tes positions. Ce n’est plus le temps de planifier une transition pouvant durer des décennies au gré de l’évolution de la compréhension des politiciens des enjeux. Je t’offre ici quelques réflexions sur la situation.

Effondrement prévisible de l’industrie pétrolière dans les sables bitumineux

Luc Gagnon, dans un récent article dans Le Devoir, a introduit de nouveaux éléments dans le débat public, soulignés par le titre, «L’Alberta et l’industrie pétrolière dans un cul-de-sac». Il débute avec ce qu’il appelle quelques «détails techniques»:

Les problèmes économiques de l’Alberta sont dus au fait qu’elle a tout misé sur le pétrole. La province a présumé que le prix du pétrole serait toujours à la hausse, alors que le prix a baissé. Dans la période de prospérité, elle n’a rien fait pour diversifier son économie.

Dans le monde, les industries pétrolières et gazières sont parfois distinctes. Au Canada, les deux industries sont très intégrées et font souvent un lobbyisme commun.

L’exploitation des sables bitumineux exige de grandes quantités d’énergie. Comme l’élite pétrolière possède aussi les entreprises gazières, toute l’énergie requise pour traiter les sables bitumineux provient du gaz. Il en résulte de fortes émissions de GES.

J’ajoute que cela entraîne un coût d’exploitation plus important que pour les ressources conventionnelles, rendant non rentable l’ouverture de nouveaux projets d’extraction depuis 2014. Gagnon propose que l’Alberta aurait pu diversifier son économie et développer son potentiel hydroélectrique ou des centrales nucléaires, en insistant sur un effondrement des économies fondées sur les énergies fossiles non conventionnelles comme les sables bitumineux (sans se commettre sur un effondrement possible de toute l’industrie de l’énergie fossile). Il ne remet pas en question le modèle économique lui-même, mais insiste sur un problème avec une dépendance à (certaines) énergies fossiles…

Les citoyens de l’Alberta devraient comprendre la réalité suivante: même si l’Alberta gagne cette guerre, la lutte contre les changements climatiques causera un effondrement économique encore plus grand dans 10 ou 15 ans. Plusieurs autres pays vont refuser d’acheter le brut des sables bitumineux. Plusieurs pays vont diminuer leur consommation de pétrole. Dans un marché en décroissance (même faible), les pays vont préférer acheter du pétrole traditionnel bon marché du Moyen-Orient.

Il n’y a pas mention du déclin du pétrole conventionnel tel qu’esquissé par l’Agence internationale de l’énergie en 2013 et, plus récemment, par la banque HSBC dans une analyse approfondie de 2017 (voir mes récents articles et la page 145 de mon livre Trop Tard).

Bref, Gagnon fait introduire dans le débat l’avenir même de l’industrie pétrolière, du moins celle ayant recours aux énergies non conventionnelles, dont les sables bitumineux. Il propose que les interventions face aux changements climatiques – aussi faibles soient-elles, doit-on présumer – vont réduire la demande pour les énergies émettant trop de GES, et cela est inévitable devant le refus de l’Alberta de développer un recours à d’autres sources d’énergie. J’ajoute encore, et je soupçonne que tu reconnais, que cela sera la situation pour l’ensemble de l’industrie de l’énergie fossile.

Comment aborder cela dans le cadre politique actuel?

Jean-Robert Sanfaçon, dans un éditorial du 24 octobre, pousse la réflexion un peu plus loin. II y fournit le contexte pour le mauvais positionnement des provinces de l’Ouest face à la nécessaire conversion de leurs économies en ligne avec les exigences du XXIe siècle. Encore une fois, la réflexion touche directement à ce qui pourrait être ton rôle de conseiller du nouveau gouvernement Trudeau. Les pipelines constituent des infrastructures qui vont durer un demi-siècle et (contrairement à ce que Sansfaçon propose, histoire d’avoir trop travaillé dans la pensée économique) ne doivent pas être construits. Il faut planifier pour l’avenir en tenant compte de la disparition de l’industrie pétrolière plutôt que d’investir dans un avenir où elle continuerait à dominer l’économie jusqu’à son effondrement.

La récente élection a réglé, sur le plan politique, toute illusion quant à des gains politiques à faire dans l’Ouest pour les libéraux. Il faut que le nouveau gouvernement, avec trois partis d’opposition en accord avec la nécessité de combattre les changements climatiques, reconnaisse la mauvaise situation des provinces de l’Ouest, mais sans répondre à leurs revendications toujours fortes pour maintenir l’économie fossilifère.

Comme un des participants à notre échange pré-électoral l’a suggéré sans prétendre à être particulièrement sérieux, c’est le temps pour l’Alberta – en dépit de son refus de mettre en place des taxes de vente, etc. comme le font d’autres provinces tel le Québec, et en dépit de ses décisions de ne pas constituer une réserve souveraine établie en fonction des revenus de l’État venant des bénéfices de l’industrie pétrolière dans le passé – de se préparer pour être bénéficiaire éventuelle du système de péréquation établi pour assister les provinces (ou territoires) dont l’économie ne fonctionne pas assez bien. L’Alberta et la Saskatchewan sont de toute évidence devant une sorte de récession permanente, même si elles ne reconnaissent pas cette situation. Le gros problème pour le nouveau gouvernement Trudeau (comme pour l’ancien) est que cela aura un impact sur le bilan économique de l’ensemble du pays aussi, si l’on fait abstraction de la trajectoire esquissée par Gagnon et Sansfaçon, ce qu’il ne veut pas accepter.

L’Alberta souffre?

En effet, les provinces productrices de pétrole et de gaz ont été souvent dans les dernières décennies des moteurs des économies provinciales et nationale. Une récente intervention du blogue Anybody But Conservative permet de voir plusieurs aspects du portrait actuel (même si l’intervention est partisane, les données ne le sont pas). Quelques éléments du portrait de l’Alberta:

Piuze anybody Median incomeEn 2017, au pire de la récession en Alberta, le revenu médian après impôt dans la province était $70,300, ayant décru d’un sommet de $74,200 en 2014. Personne ne veut voir son revenu chuter de 5% en 3 ans, mais d’une perspective non-albertaine, même au pire de la récession, le revenu médian en Alberta était $7,600 supérieur à celui de l’Ontario (12,2%) et $10,500 plus (17%) que le moyen national. En dépit d’un revenu plus bas maintenant, l’Alberta reste, de loin, la province la plus riche du CanadaPiuze anyvody Unemployment

En regardant le taux de chômage, il se situe à 6,6% en Alberta. Même si cela est 1,1% plus haut que la moyenne nationale, il est beaucoup plus bas que celui de Terre Neuve et Labrador (à 11,5%) et de toutes les provinces maritimes. C’est aussi bien plus bas que le sommet atteint en Alberta au pire de la récession (9,1%).

L’auteur fournit en même temps des informations sur les états financiers des grandes entreprises pétrolières de l’Alberta.

Les cinq plus grandes pétrolières dans les sables bitumineux ont congédié 20 000 employés [durant la récession] tout en engrangeant d’importants profits. Elles ont payé $31,76 MM aux actionnaires, incluant $12,56 MM après la chute du prix du pétrole en 2014. En 2017, les cinq ont transféré aux actionnaires un total de $6,2MM et ont gardé des surplus résiduels de $7,3 MM, tout en payant $4,72 MM en impôts et redevances aux différents niveaux de gouvernement.

Le profit agrégé des entreprises était de $46,6 MM, près du revenu global du gouvernement de l’Alberta, à $47,3 MM.

Un tel portrait ne semble pas pour le moment mettre l’Alberta en ligne pour une aide par la péréquation… En effet, ces données fournissent le contexte pour un portrait intéressant du positionnement politique de l’Alberta et de la Saskatchewan. Ces deux provinces ont des économies fondées sur les ressources en énergies fossiles depuis des décennies et veulent continuer dans cette lignée. Leur problème apparent est l’accès limité à des marchés pour leur pétrole, ce qu’elles reconnaissent et cherchent presque désespérément à régler. Leur problème réel, qu’elles doivent ressentir, est que leur pétrole, maintenant en grande partie non conventionnel, se bute aux problèmes esquissés par Gagnon et, plus généralement, par un marché de plus en plus sensible aux défis associés aux émissions de GES.

Continuer à concilier l’inconciliable?

Tu es connu pour ton ouverture à un travail avec les opposants à tes positions, mais cette fois-ci constitue le moment  – c’est ce qui me pousse à écrire – de reconnaître l’ultime échec de ce travail antérieur. Le GIÉC nous fournit un échéancier et des objectifs assez clairs dans notre lutte contre les changements climatiques, et contrairement à ce que Trudeau proclame depuis quatre ans, et ce que tu connais clairement, le développement des sables bitumineux est tout simplement et mathématiquement incompatible avec cet échéancier et ces objectifs, en ce qui concerne le Canada. Il faut que tu conseilles Trudeau à cet effet.

Encore plus important probablement, et souligné par les textes de Gagnon et Sansfaçon que je cite ici, mais rarement explicité et expliqué, le développement des sables bitumineux représente un non-sens, un investissement de ressources énergétiques (gaz, charbon, hydroélectricité ou nucléaire) pour lequel le retour en énergie (l’ÉROI) est tout simplement insuffisant pour nous fournir un rendement – un surplus – capable de soutenir notre société dans ses besoins en énergie. Alors que des analyses sérieuses mettent le retour sur l’investissement suffisant pour maintenir notre société à environ 10 pour 1, le retour venant de l’exploitation des sables bitumineux est plutôt autour de 3. C’est pour cela, entre autres, que cette exploitation est si polluante; l’utilisation de l’énergie requise pour obtenir un produit utilisable comporte des émissions trop importantes, sans même compter celles associées à l’utilisation (la combustion) du produit lui-même.

Comme Sanfaçon le dit:

Ceux qui accusent les libéraux, les néodémocrates ou les bloquistes d’être responsables de la division opposant l’est et l’ouest du pays font fausse route. Cette division est d’abord et avant tout le fait des positions d’arrière-garde soutenues par les conservateurs fédéraux et leurs homologues provinciaux dans un monde en profonde mutation.

D’ores et déjà, l’Alberta et la Saskatchewan peuvent difficilement compter sur l’exploitation pétrolière pour assurer leur prospérité. L’une et l’autre doivent dès aujourd’hui travailler à l’avènement d’une économie du XXIe siècle.

Cette démarche aurait été rendue plus facile grâce aux milliards de dollars tirés des redevances pétrolières qui ont servi à maintenir les taux d’imposition les plus faibles au pays au lieu d’être épargnés comme en Norvège. Là encore, ce ne sont ni les libéraux ni le NPD et encore moins le Bloc qui sont responsables de cette absence de prévoyance, mais les élus conservateurs, locaux et nationaux, pour qui des impôts peu élevés sont toujours le meilleur signe d’un bon gouvernement.

Le nouveau gouvernement Trudeau doit renverser ses décisions antérieures, à commencer par l’abandon de l’expansion du pipeline TransMountain (où sa vente à des intérêts qui partagent les illusions des provinces productrices). C’est ce que tu proposes en principe, même comme candidat et maintenant élu.

MISE À JOUR le 11 novembre: Dans un éditorial sur le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, Guy Taillefer termine:

Excuse me Mr., chantait Ben Harper. Toutes les manifestations et toutes les Greta Thunberg du monde ne feront pas changer d’idée M. Trump et ses aficionados. Soit, dit Naomi Klein, qui vient de publier un nouveau livre, Plan B pour la planèteLe New Deal vert. Un changement radical pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 n’est pas moins possible, plaide-t-elle, convaincue qu’on assiste à une vraie évolution dans les opinions publiques. Alors quoi ? Ne pas cesser, en tout cas, de talonner les Trudeau et les Macron de ce monde, tous ces politiciens qui tiennent sur le climat un double langage qui trompe de moins en moins. Eux aussi font partie du problème.

 

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8 Commentaires

  1. Steven Guilbeault est-il motivé par son ambition personnelle ou par la défense du bien commun… Alors qu’il a flirté avec Jean Charest, s’est impliqué dans une société d’investissement dont la mission demeure ambiguë, offrir sa crédibilité à un parti aussi équivoque que le PLC m’apparaît plus près d’une envie de rejoindre l’oligarchie dominante qu’autre chose. Je rejoins ainsi les critiques formulées à son endroit et publiées sur ce site:

    http://lautjournal.info/20191016/rupture-definitive-de-steven-guilbeault-avec-le-mouvement-ecologiste?fbclid=IwAR0qXoIDyP_A4omgYmeCyxQpA5XhpIGrWnQXhY_NaZVhH3Tm7gn3zLRHj7w

    • Merci de nous mettre au courant de cette intervention intéressante. À noter qu’on trouve les signataires à la fin de l’article.

  2. André Blais

    Cela me rappelle Antonin Artaud, son théâtre de la cruauté, le père Ubu élevé sur sa machine à phynance, … Pleine oligarchie oblige.

    N’en nous sommes pas rendus aux Raging Grannies, et les Grandpapis sont-ils là?

    Il y a 50 ans, Brassens, Brel, Ferré, réunis autour de micros, pendant plus d’une centaine de minutes, sympathiques, parlaient de révolution, d’anarchie, d’amour, de justice, … À écouter ou réécouter en tout ou en partie sur vous savez quoi.

    Des valeurs nobles auxquelles, du mieux que l’on peut, même si la majorité n’y’adhère peu ou pas, aller y puiser de meilleurs filons pour un meilleur équilibre dans le balancier de nos vies.

    Prendre parole, la rue, …

    Regarder le train passé?

    Pas sûr, un accident est si vite arrivé.

    • Raymond Lutz, pataphysicien

      J’hésite à vous corriger, tant mes connaissances littéraires devant l’auguste auditoire du blog de M.Mead sont minces et lacunaires (je ne connaissais rien d’Antonin Artaud, c’est tout dire!), mais ne faites-vous pas plutôt référence à l’oeuvre d’Alfred Jarry?

    • Quant à moi, je ne suis tout simplement pas André…

  3. Sylvie Woods

    Au salaire annuel de 194,000$ comme simple député fédéral (plus compte de dépenses et autres privilèges), Steven Guilbault est loin de la sobriété heureuse de Pierre Rabhi Loin du modèle d’arrêt de la croissance et des inégalités persistances des revenus au Canada.

    Heureusement, je n’ai jamais cru en ce soi-disant écologiste qui n’a fait que défendre les intérêts des entreprises comme Énergir, l’utilisation du gaz naturel comme alternative au pétrole! Quelle farce! Un défenseur de l’industrialisme occidental qui s’est mis à la tête d’un groupe environnemental bidon.

  4. Laure Waridel vient d’écrire sur sa page FB:
    « Si cette fuite [que Guilbeault irait à Patrimoine Canada] est vraie, c’est comme si on giflait tous ceux et celles qui ont cru que la présence de Steven Guilbeault au parti Libéral pourrait faire une différence. Justin Trudeau avait l’occasion de poser un geste significatif dès le début de son deuxième mandat en confiant à un environnementaliste un poste où il pourrait faire une vraie différence, comme l’exige la science. Une fois de plus, les Libéraux ont cédé au lobby pétrolier, alors que l’Alberta a élu zéro libéraux, contre 35 au Québec. Nous étions 500 000 dans les rues de Montréal le 27 septembre, ça ne compte pas? Parler de carbo-neutralité pour 2050, sans avoir le courage de placer les bonnes personnes au bon endroit, c’est alimenter le cynisme. J’espère que Justin Trudeau aura l’intelligence de revenir sur sa décision.»
    https://www.facebook.com/laure.waridel/posts/1678208905648751

    Ce à quoi j’ai répondu: « Il est temps de vous rendre compte que ça suffit les bisounours! Vous vous attendiez à quoi du Parti libéral du Canada inféodé à Bay Street et dirigé par des ploutocrates?

    « J’espère que Justin Trudeau aura l’intelligence de revenir sur sa décision. » Justement Trudeau a eu l’intelligence de vous mettre dans sa poche en misant sur l’arrivisme de Guilbeault et maintenant vous déchantez… Bravo!

    • Merci de me rappeler de temps en temps jusqu’à quel point mes anciens collègues environnementalistes se maintiennent dans le déni, ici en pensant que Steven pouvait devenir ministre de l’Environnement, et s’il le devenait, qu’il pouvait influencer l’orientation économique (dont le développement des sables bitumineux) du gouvernement. Je ne semble avoir aucune influence sur leurs réflexions, même si je suis la même personne que celle qui étais parmi leurs leaders pendant des décennies.

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